Quelles prestations de l’administration publique devraient être numérisées en priorité ?

Le secteur Transformation numérique et gouvernance de l’informatique TNI aimerait savoir ce qu’en pensent les entreprises et les organisations, mais aussi les citoyennes et citoyens. Il lance donc une enquête publique sur ce sujet.

Participez au sondage jusqu’au 31.10.2021

Avec sa stratégie « Suisse numérique », le Conseil fédéral montre qu’il reconnaît l’importance de la numérisation et des défis qu’elle représente pour notre société, et qu’il veut en exploiter les possibilités au profit de tous. La Stratégie « Suisse numérique » tient lieu de stratégie faîtière pour la politique numérique de la Confédération; elle est complétée par des stratégies sectorielles. Elle régit l’action de l’administration fédérale et peut servir de cadre de référence aux autres acteurs de la Suisse numérique, notamment la communauté scientifique, les milieux économiques, les autorités et la société civile. La Stratégie « Suisse numérique » doit être en mesure de réagir aux principaux développement économiques, juridiques, techniques et sociaux, et fixer des priorités. Elle est actualisée au moins tous les deux ans.

 

Buts de la stratégie

Aujourd’hui, la numérisation façonne toujours plus notre vie. En particulier pour un pays comme la Suisse qui dispose de peu de ressources, il est important de tirer le meilleur parti possible des opportunités que le changement numérique offre à la société et à l’économie. Grâce à son système politique stable et à ses capacités d’innovation très élevées, la Suisse est bien placée pour transposer dans l’avenir numérique le modèle d’une Suisse ouverte et moderne où il fait bon vivre. La transformation numérique apporte une contribution essentielle au développement durable de notre pays et à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) de l’Agenda 2030 des Nations Unies.

Pour que tous les habitants de la Suisse puissent bénéficier des avantages de la transformation numérique, les autorités de tous les niveaux fédéraux, la société civile, les entreprises, le monde scientifique et les milieux politiques doivent œuvrer ensemble en vue de favoriser le changement. Un dialogue constant entre tous les acteurs concernés permet d’anticiper les défis futurs.

Sur la base de ces considérations, le Conseil fédéral définit dans sa stratégie les lignes directrices pour une « Suisse numérique ». Il demande à toutes les parties prenantes de cette Suisse numérique d’aborder conjointement les projets de mise en œuvre et les thèmes transversaux importants. Le plan d’action fait partie intégrante de la stratégie et contient des mesures concrètes permettant d’atteindre les objectifs stratégiques.

 

Objectifs principaux


01
Établir l’égalité des chances entre tous et renforcer la solidarité

La Suisse exploite les opportunités de la numérisation pour assurer le bien-être de ses habitants et aborde de manière cohérente les risques qui en découlent. Dans le monde numérique aussi, la participation de tous les habitants de la Suisse à la vie sociale, politique et économique est garantie. La répartition équitable des chances et des perspectives renforce la solidarité sociale en tant que pilier essentiel de la vie en commun.

02 Garantir la sécurité, la confiance et la transparence

En Suisse, les habitants doivent pouvoir évoluer dans le monde virtuel en toute sécurité, comme dans le monde réel, et être protégés contre l’utilisation abusive du numérique et les poursuites injustifiées. Des prestations transparentes et basées sur les données renforcent la confiance et respectent l’épanouissement et l’autodétermination individuels.

03 Renforcer l’autonomie et l’autodétermination numériques des personnes

Les compétences des habitants de Suisse doivent être renforcées afin de leur permettre de participer activement et de manière la plus autodéterminée possible à la vie numérique. Grâce à l’apprentissage tout au long de la vie, ils seront toujours en mesure de participer de manière compétente aux processus politiques, sociaux, culturels et économiques numérisés, tant dans la vie quotidienne ordinaire que dans les situations de crise, et d’évaluer les conséquences de leurs propres actions de manière aussi précise que possible. Dans le domaine numérique comme dans le domaine analogique, une attention particulière est accordée à la protection des droits fondamentaux et des droits de l’homme.

04 Assurer la création de valeur, la croissance et la prospérité

La Suisse renforce sa position d’économie novatrice et mondialisée. Elle met en place un cadre propice à l’innovation et à de nouveaux modèles commerciaux numériques afin d’assurer à long terme la création de valeur, la croissance économique, la prospérité et les échanges internationaux dans les meilleures conditions possibles. Les entraves à l’entrée sur le marché et les entraves au commerce sont éliminées pour permettre aux entreprises innovantes de prospérer et à la concurrence de se renforcer. Si nécessaire, le cadre juridique est encore optimisé. Ainsi le bien commun est renforcé et la viabilité des finances publiques préservée.

05 Réduire l’empreinte écologique et la consommation d’énergie

La numérisation peut contribuer de manière décisive à ce que la Suisse atteigne ses objectifs climatiques et environnementaux. Pour cela, la consommation énergétique et matérielle liée aux technologies de l’information et de la communication (TIC) ne doit pas augmenter au même rythme que l’utilisation de ces technologies. Celles-ci doivent être utilisées de manière plus intensive et plus ciblée afin de réduire la consommation d’énergie et de matériel dans tous les domaines de la vie et du travail, et pour améliorer la protection du climat et de l’environnement.

 

Principes


01
Placer l’être humain au centre des préoccupations

La politique de la Confédération en matière de numérisation place l’être humain au centre d’une société suisse de l’information et du savoir inclusive et démocratique. Pour que l’individu puisse contribuer à façonner la société numérique, il doit être intégré, avec ses désirs et ses craintes, aux processus de transformation numérique. Cette démarche suppose une plus grande responsabilisation et autonomisation, la protection de la personne et de ses droits, la cohésion sociale, la solidarité entre les groupes de population ainsi que de plus grandes possibilités de jouer un rôle actif dans la vie politique et sociale, aussi dans un monde numérique.

02 Offrir des conditions propices au développement

Pour la Suisse, il est primordial d’offrir des conditions propices au développement numérique de l’économie et de la société. Les instances politiques et les autorités facilitent la transformation numérique dans la mesure du possible et la soutiennent si nécessaire. Des conditions adéquates sont mises en place à cet effet.

03 Faciliter le changement structurel

La transformation numérique des structures existantes nécessite une évolution des mentalités à tous les échelons de l’État fédéral et remet en question certaines formes traditionnelles de la société et de l’économie. La présente stratégie pose des jalons afin de favoriser la cohésion sociale entre les régions, de promouvoir la diversité culturelle et de renforcer la résilience des infrastructures. Elle contribue à un développement inclusif et équitable de la Suisse numérique. L’État veut faciliter de manière active les changements structurels fondamentaux que la numérisation implique.

04 Organiser les processus de transformation au moyen d’une approche en réseau

Pour saisir les opportunités offertes par le changement structurel et surmonter les nouveaux défis, une approche transversale et en réseau est nécessaire, tant au niveau national qu’international. À cet égard, la Suisse est en position de force, entre autres grâce à son multiculturalisme et à sa disposition au dialogue et au consensus, ainsi qu’à ses processus de démocratie directe marqués par le pragmatisme.

Source : Digitale Schweiz / Suisse numérique  digitaldialog.swiss

Dans un contexte numérique complexe, le eGov Innovation Center dévoile un nouvel outil permettant à toutes les communes de Suisse d’évaluer leur maturité numérique, d’identifier les lacunes, d’obtenir des recommandations et de prioriser les actions concrètes à mettre en place. Piloté par l’eGov Innovation Center et développé conjointement par la HES-SO Valais-Wallis et l’entreprise suisse de logiciels AdNovum, l’outil s’appuie sur des méthodes scientifiques éprouvées. Il est au service des Communes suisses, respectueux de la protection des données et ne collecte aucune information.

eGovEval est un outil d’auto-évaluation sous forme de questionnaire permettant à toutes les communes suisses d’évaluer leur niveau de maturité numérique. En vingt minutes, il est possible d’évaluer de manière exhaustive et détaillée la situation numérique de sa commune et d’obtenir une synthèse personnalisée avec des recommandations. Cela permet à l’administration communale d’identifier ses lacunes et de prioriser des actions concrètes à mettre en place.

Évaluation rapide et recommandations pragmatiques
Cette mesure permet de faire rapidement un état des lieux de la maturité numérique de l’administration communale. Cela permet d’identifier les lacunes et de prioriser des actions sur le terrain. L’approche peut être réalisée tout au long du processus de transformation.

S’appuyant sur des méthodes scientifiques et éprouvées, que ce soit dans le choix des questions ou les recommandations, l’outil a pour objectif de servir les administrations de façon pragmatique. De plus, l’outil est respectueux de la protection des données. Aucune donnée n’est récoltée, aucune analyse n’est réalisée, l’ensemble du processus est anonyme.

Testé auprès de quinze communes romandes, l’outil a d’ores et déjà reçu un accueil très positif.

A qui cela s’adresse-t-il ?
L’outil est destiné principalement aux responsables opérationnels ou cadres communaux. Il peut être également utilisé par toute personne qui désire se sensibiliser aux défis du numérique.

Collaboration fructueuse au service de la fonction publique
eGovEval est le fruit d’une collaboration entre la HES-SO Valais-Wallis, par son institut en Informatique de gestion basé au Swiss Digital Center à Sierre et AdNovum, sous la coordination du eGov Innovation Center.

Grâce à ses activités de recherche et ses connaissances dans le domaine de la cyberadministration, la Haute école a pu fournir le guide d’évaluation et a réalisé les différents tests. AdNovum, expert suisse en matière de développement de logiciels, a fourni la solution technique.

Suite
L’eGov Innovation Center a pour objectif de partager l’outil dans un premier temps en Suisse romande car il est accessible uniquement en français pour le moment. Une traduction est envisagée afin de le faire évoluer au contact d’autres organismes liés à la thématique.

L’eGov Innovation Center est une association ouverte aux nouveaux membres et prête à répondre aux questions et aux problématiques liées au digital.

Accéder à l’outil eGovEval

Pour de plus amples informations :

Matthieu Delaloye, Co-président, matthieu.delaloye@hevs.ch, +41 58 606 90 01

eGov INNOVATION CENTER

Si vous considérez que la question posée est une mission, indiquez sa priorité à travers son niveau d’importance : priorité 1 à 3 (1 peu important, 3 très important).

Remplir le formulaire

Lien vers l’enquête: https://formulaire.unige.ch/outils/limeformcont/index.php/91898?lang=fr

Les métiers liés à la sécurité de l’informatique sont aujourd’hui en pleine mutation non seulement à cause des menaces qui changent de nature (du phishing ou hacking à large échelle vers des cyberattaques ciblées), mais également à cause de la nécessité de répondre aux exigences des cadres légaux et règlementaires et de l’importance que prend la gouvernance de la sécurité en tant que domaine stratégique pour chaque entreprise. 

C’est pourquoi, l’université de Genève en partenariat avec le Clusis et ISACA vous proposent de faire une étude sur le positionnement des métiers de la sécurité de l’information dans les entreprises. Cette étude vise à répondre surtout à des questions suivantes (par secteur et taille de l’entreprise) : 

  • Quelle est la part de la sécurité (nombre d’emplois, coûts) dans l’IT et/ou dans l’entreprise ? 
  • Quel est le modèle organisationnel privilégié des équipes sécurité ? 
  • Quel est le positionnement du RSSI dans l’organigramme de l’entreprise ? 
  • Quels sont les métiers représentés au sein des équipes de sécurité ? 
  • A quel degré les équipes sécurité participent au développement des affaires ? 
  • Quel est le niveau d’implication du CISO / RSSI et des équipes sécurité dans les décisions stratégiques de l’entreprise ? 

En répondant à ce questionnaire, vous allez contribuer à cette étude. Vous recevrez en plus de l’étude et de ses résultats, un rapport personnalisé vous permettant de vous positionner en regard avec des entreprises de même secteur d’activité et taille similaire. Vos réponses seront considérées comme confidentielles et tous les résultats seront anonymisés.

Nous vous remercions de répondre de la manière la plus complète possible afin que l’analyse concernant les résultats puisse être pertinente.

Pour plus d’information, vous pouvez également contacter les auteurs du questionnaire: 

  • Jean-Luc Pillet, jean-luc.pillet@unige.ch, Université de Genève
  • Andrej Volchkov, avolchkov@bluewin.ch, Consultant indépendant

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